•  Le lendemain, je passais ma journée à éviter Gabriel après le geste déplacé que ma main avait eu, j'avais tellement honte ! Mais Dante ayant mare de me voir tel une larve dans la maison, me força à sortir, et nous nous promenâmes près des cascades, entre deux averses, des rayons de soleil firent leur apparition. Je n'aurais jamais pensé que Dante avait aussi ce petit coté romantique en lui.  

     Le soir venu, confortablement assis dans le canapé à coté de la cheminé dans laquelle crépité un feu de bois, lisant un livre, je fus interrompu par un Dante torse nu, dévoilant ses abdominaux sculpturaux. Tout en enfilant un t-shirt, il me dit : "Bon bébé, j'ai une petite soif, je vais chasser ma nourriture, je reviens dans une petite heure."

    Il vint m'embrasser, et se dirigea vers la porte. 

     Sans contrôler le moindre de mes mouvements, mon corps se leva, et alla le rejoindre. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, ses mots sortirent de ma bouche : "Tu ne veux pas que je t'accompagne ?

    -Si si bien sur ! J'aimerais vraiment. Mais je pensais que la vue du sang t'effrayais, dit il de air narquois."

    Attendant une réponse, je touchais ses pectoraux du bout du doigt en lui passant devant et sortie en lui faisant un clin d’œil. C'était comme si j'agissais en temps que spectatrice de mes propres actes. 

    (Out Of Control - Glamour Of The Kill)

     Main dans la main, nous marchions dans les quartiers malfamés sur le bord de la route conduisant à Richmonde. Les lampadaires éclairaient faiblement la route, se coupant même parfois par intermittence. Les murs des vieux entrepôts étaient tagués de toutes les couleurs, et des déchets séjournaient sur le bord du trottoir. Au loin, un petit groupe, des capuches sur la tête, étaient entrain de décorer un mur. Ma main lâcha celle de Dante, et mes jambes marchèrent vers le groupe. J'étais aveuglé par le sang que j'allais boire. En me rapprochant, je sentais l'alcool et la drogue qui émanaient de ce gang louche.

    Enfin ils me voient approcher, et se mettent à glousser en pensant faire de moi une victime. Je leur souris de plus belle, et me joins à eux. 

    "Tu t'es perdue ma belle ? demanda l'un, une lueur lubrique dans les yeux. 

    -Oui, je pensais que vous pourriez m'indiquer le chemin, répondis-je innocemment."

    Un des garçons passe son bras autour de mon cou, tandis qu'un autre me met la main aux fesses. Mes crocs descendirent sans attendre et je me tourne vers celui qui me tenait pour plonger dans sa gorge. Le liquide si chaud empli mon estomac, dans un sentiment de puissance, de désir et de soif encore plus forte. 

     Subitement, je repris le contrôle de mon corps et me sauvais le plus vite possible du carnage tout frai. 

     Dante me retrouva un quart d'heure plus tard dans son lit entrain de sangloter. J'avais encore plus mal à la tête que précédemment, et de ne pas savoir ce qui se passait me terrifié ! Pourquoi ne pouvais-je pas avoir une vie normale ! Le beau brun me demanda alors sourire aux lèvres : "Qu'est ce qu'il y a ? Je croyais que tu voulais te nourrir, et tu es partie en courant, tu avais peur de ne pas être à la hauteur de mon incroyable don pour la chasse ?

    -Dante, c'est vraiment pas le moment de rire ! Il y a quelque chose qui ne va pas chez moi !"

    Une larme de sang perla le long de ma joue, fichu sang ! Dante passa son doigt dessus et le porta à sa bouche. Puis il m'embrassa doucement et tout en me retenant, m'allongea sur le lit. Nous restâmes blotti l'un contre l'autre durant de longues minutes. 

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :