•  Une fois au manoir, Gabriel la déposa sur le lit. Je pus enfin souffler, elle était en sécurité, et plus rien ne pouvait lui arriver tant que je veillerais sur elle.

     Étendue là, au dessus des couvertures, elle semblait morte, pourtant, on entendait encore son cœur battre faiblement dans sa poitrine.   

    "Il n'y a rien à faire maintenant, sauf attendre, lâcha Gabriel."

    Amelia baissa les yeux, et sortit avec son amie Brook. Quand à mon frère, il posa sa main sur mon épaule, puis suivit les filles. 

     Je ne pouvais pas laisser Laura dans un état pareil : les cheveux emmêlés, le maquillage qui avait coulé, la peau taché de suie. Donc après avoir rempli une bassine d'eau, je m'installais à coté d'elle sur le lit, et commençais à retirer le plus délicatement possible, les vêtements souillés.

     

     Une fois qu'elle fut lavée, je la revêtis d'une chemise de nuit blanche et m'attaquais ensuite à sa crinière.  

     Quand j'étais petit, lorsque ma mère était enceinte de Gabriel, j'avais l'habitude de lui brosser sa longue chevelure aux reflets de bronze. Elle me souriait alors et m'attrapais pour me câliner. Je me débattais toujours, mais ensuite cédais, pour lui dire : "Je t'aime maman".

    Elle me répondait alors : "Je t'aime aussi mon petit monstre ! Tu penseras à moi lorsque tu brosseras les cheveux de ta femme.

    -Je n'aurais pas de femme ! Les filles c'est beurk ! Je veux n'être qu'avec toi !"

    Pourtant aujourd'hui, c'était de Laura que je prenais soin. 


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